Ostéodensitométrie : remboursement par l'Assurance Maladie
Ostéodensitométrie et remboursement : 70 % du tarif fixé, mais seulement dans certaines indications reconnues par l'Assurance Maladie, pas systématiquement.
Relu par Camille Rime, Médecin généraliste — RPPS 10101000601.
La réponse tient en une phrase, et c’est celle de l’Assurance Maladie elle-même : « L’ostéodensitométrie est prise en charge dans ces indications à 70 % du tarif fixé par l’Assurance Maladie. » Deux mots de cette phrase changent tout selon votre situation : « dans ces indications », et « du tarif fixé ». Le reste de cette page explique ce qu’ils recouvrent concrètement — sans avancer de montant en euros : l’Assurance Maladie publie un taux, pas un tarif chiffré sur cette page, et nous ne publierons donc pas de chiffre que nous n’avons pas nous-mêmes constaté à la source.
Ce que couvre le taux de 70 %
Le taux de 70 % ne s’applique pas à toutes les ostéodensitométries réalisées en France, mais seulement à celles prescrites dans les indications reconnues par l’Assurance Maladie. Hors de ces situations, l’examen reste accessible — vous pouvez le passer si votre médecin le juge utile — mais il n’ouvre alors pas droit à cette prise en charge.
Le second point, « du tarif fixé », porte sur la base de calcul : le remboursement se calcule sur le tarif de référence de l’Assurance Maladie, pas nécessairement sur le montant facturé par le cabinet de radiologie. L’écart éventuel entre les deux, ainsi que les 30 % restants, relèvent de votre complémentaire santé.
Concrètement, la seule façon d’éviter une mauvaise surprise est de poser la question à votre médecin avant de prendre rendez-vous : votre situation entre-t-elle dans les indications reconnues ?
Quelles indications ouvrent droit au remboursement
L’Assurance Maladie ne propose pas cet examen de façon systématique à toutes les femmes à un âge donné. Il est reconnu notamment « en cas de maladie ou de traitement susceptible d’entraîner une ostéoporose » et « en cas d’antécédent de fracture sans choc violent ».
Ce second motif mérite d’être pris au sérieux même quand la fracture a semblé banale sur le moment. L’Assurance Maladie précise que les fractures de fragilité « surviennent à la suite d’un faible traumatisme équivalent au plus à une chute de sa propre hauteur en marchant » — un poignet cassé en trébuchant sur un trottoir entre dans cette définition.
Les facteurs de risque qui se cumulent comptent également dans la décision de prescrire : l’Assurance Maladie note que « le risque d’ostéoporose est d’autant plus marqué que les facteurs favorisants se cumulent », et que la ménopause « est un facteur favorisant, surtout si elle survient tôt, avant 40 ans ». La décision de prescrire reste un acte médical, pas une case à cocher soi-même.
Ce qui n’est pas remboursé à 70 %
Un dépistage réalisé par simple curiosité, sans motif reconnu, ne bénéficie pas de cette prise en charge. C’est la contrepartie logique du principe « dans ces indications » : le taux ne récompense pas l’examen en lui-même, mais la situation médicale qui le justifie.
Si un premier examen a déjà été fait et que votre médecin envisage de le refaire, le repère donné par l’Assurance Maladie est le suivant : « Une deuxième ostéodensitométrie peut être proposée trois à cinq ans après la réalisation de la première. » Un renouvellement demandé bien avant ce délai, hors situation particulière justifiant une exception, s’écarte de ce repère — c’est un point à faire trancher par votre médecin au moment de la prescription.
Et après l’examen ?
Le remboursement ne dit rien du résultat lui-même. Le chiffre obtenu, le T-score, se lit selon trois seuils publiés par l’Assurance Maladie, détaillés sur la page consacrée à la densité osseuse et à l’ostéodensitométrie, qui reprend aussi le détail de l’examen — deux sites mesurés, aucune injection, une irradiation faible.
Si le résultat se situe dans la zone intermédiaire, celle de l’ostéopénie, deux pages approfondissent la suite logique : comprendre son T-score explique ce que ce stade signifie et ne signifie pas, et quels traitements, dans quels cas détaille pourquoi un résultat anormal ne déclenche pas mécaniquement un médicament.
Questions fréquentes
L’ostéodensitométrie est-elle remboursée à 100 % ?
Non. Le taux de prise en charge par l’Assurance Maladie est de 70 % du tarif fixé, dans les indications reconnues. Les 30 % restants, ainsi que l’éventuel dépassement par rapport au tarif de référence, relèvent de votre complémentaire santé.
Faut-il une ordonnance pour être remboursée ?
L’examen doit correspondre à une des indications reconnues par l’Assurance Maladie — notamment une maladie ou un traitement pouvant entraîner une ostéoporose, ou un antécédent de fracture de fragilité. C’est votre médecin qui évalue si votre situation y répond et qui prescrit l’examen.
Que se passe-t-il si je ne suis pas dans les indications reconnues ?
L’examen reste réalisable, mais il n’ouvre pas droit à la prise en charge à 70 %. Le coût reste alors à votre charge, sauf prise en charge éventuelle par votre complémentaire santé.
Combien de temps entre deux ostéodensitométries remboursées ?
L’Assurance Maladie donne comme repère trois à cinq ans entre la première et une éventuelle deuxième ostéodensitométrie, en l’absence de situation particulière justifiant un délai plus court.
Le remboursement dépend-il du résultat de l’examen (T-score) ?
Non, le taux de 70 % dépend du motif qui justifie l’examen, pas du résultat obtenu une fois l’examen réalisé. Cette page traite uniquement la question de la prise en charge financière ; la lecture du résultat lui-même — le T-score et ses trois seuils — est expliquée en détail sur la page densité osseuse.
Sources
Autorités sanitaires françaises et européennes uniquement. Chaque lien a été ouvert et lu à la date indiquée.
- Assurance Maladie — Ostéoporose : diagnostic et évolution (ostéodensitométrie, T-score, prise en charge) Consultée le 4 août 2026
- Assurance Maladie — Comprendre l'ostéoporose (définition, ménopause, facteurs de risque) Consultée le 4 août 2026