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L'Ossature

En attente de relecture médicale

Cette page touche au diagnostic ou au traitement. Elle a été rédigée à partir de sources institutionnelles françaises citées en fin d'article, mais elle n'a pas encore été relue par Camille Rime, médecin généraliste, qui assure la relecture médicale de L'Ossature. Cette mention disparaîtra une fois la relecture faite.

D'ici là, redoublez de prudence : ce contenu est informatif et ne remplace en aucun cas l'avis de votre médecin.

Symptômes de la ménopause : liste, fréquence et durée

87 % des femmes ménopausées ont au moins un symptôme selon l'Inserm, 80 % des bouffées vasomotrices selon la HAS. Liste complète, sourcée HAS et Inserm.

Solène Geoffroy · Diététicienne nutritionniste · RPPS 10008219734 Publié le · 5 min de lecture

La ménopause est associée à un ensemble de symptômes liés à la carence en œstrogènes, dont l’intensité varie fortement d’une femme à l’autre. Selon l’Inserm, 87 % des femmes présentent au moins un symptôme au moment de la ménopause. La Haute Autorité de santé (HAS) situe entre 20 et 25 % la part des femmes pour qui ces troubles sont sévères et affectent la qualité de vie — ce qui signifie, en creux, que pour la majorité des femmes concernées, l’intensité reste modérée.

Cet article recense les symptômes cités par les sources institutionnelles françaises, sans prétendre à l’exhaustivité individuelle : aucune femme ne les présente tous, et leur absence n’a rien d’anormal.

Ménopause, périménopause : de quoi parle-t-on

La HAS définit la ménopause comme un « phénomène physiologique survenant entre 45 ans et 55 ans de manière naturelle et progressive entraînant un arrêt des menstruations », considérée comme « cliniquement confirmée après 12 mois sans règles ». L’âge moyen de survenue est de 51 ans en France.

La plupart des symptômes décrits ci-dessous apparaissent en réalité avant cette date, pendant la périménopause — la phase de transition qui s’installe en moyenne vers 47 ans, plusieurs années avant l’arrêt définitif des règles. La chronologie détaillée de cette transition, son découpage en trois temps et les repères pour la distinguer d’autres causes sont développés dans l’article dédié à la périménopause. Ce qui suit ici couvre l’ensemble des symptômes cités par les sources, qu’ils apparaissent avant ou après la date de la ménopause.

La liste des symptômes cités par la HAS et l’Inserm

La HAS regroupe les symptômes en deux catégories, selon leur lien avec la carence en œstrogènes :

  • Symptômes les plus fréquents : « bouffées vasomotrices (80 % des femmes), sueurs nocturnes, troubles génito-urinaires (sécheresse vulvo-vaginale, infections et irritations urinaires), également des douleurs articulaires et ligamentaires ».
  • Signes moins spécifiques, également rapportés : baisse de la libido, sécheresse cutanée, troubles du sommeil, asthénie (fatigue), perte d’attention, perte de mémoire, troubles de l’humeur, tendance dépressive, et variation pondérale avec une possible redistribution des graisses au niveau abdominal.

La HAS précise que « les symptômes sont transitoires alors que la carence hormonale et ses conséquences potentielles sont définitives », et que leur durée totale « peut durer de quelques mois à plus de 10 ans chez certaines femmes ». Le détail du mécanisme, de la fréquence et de la durée des bouffées de chaleur en particulier fait l’objet d’un article dédié, de même que les troubles du sommeil, qui touchent une part importante des femmes concernées selon les données citées par ces deux sources.

Un symptôme moins connu : les douleurs articulaires

La HAS indique que « la ménopause s’accompagne de douleurs ostéoarticulaires fréquentes (environ 40 %), en particulier au niveau des poignets, liées à la diminution des œstrogènes ». Ce symptôme est nettement moins souvent associé à la ménopause dans les représentations courantes que les bouffées de chaleur, alors qu’il concerne une femme sur deux environ selon cette source.

Ce qui ne se ressent pas : les risques osseux et cardiovasculaires

Deux conséquences de la carence œstrogénique ne produisent, elles, aucun symptôme perceptible — ce qui ne les rend pas moins réelles.

L’os. La HAS chiffre l’accélération de la perte osseuse à « jusqu’à 4 % par an après la ménopause », favorisant l’apparition d’une ostéoporose et de fractures dites de fragilité (fémur, poignet, vertèbres). « L’ostéoporose post-ménopausique représente près de 90 % des ostéoporoses et touche environ 1 femme sur 3 après 50 ans » ; parmi les femmes de 50 à 59 ans, « 15 % sont déjà atteintes d’ostéoporose ». Le mécanisme et les conséquences les plus sévères de cette perte osseuse, notamment la fracture du col du fémur, sont détaillés dans l’article dédié ainsi que sur la page consacrée à l’ostéopénie, le stade qui précède l’ostéoporose.

Le cœur. La HAS désigne le risque cardiovasculaire comme « le principal risque pour la santé des femmes » après la ménopause, sans le détailler dans cette note de cadrage — un travail spécifique de la HAS sur ce risque est en cours, selon le même document.

Le cerveau. Les « troubles neurocognitifs » cités par la HAS concernent « le plus souvent des troubles mnésiques fréquemment associés aux troubles de l’humeur et du sommeil », ainsi que des difficultés de concentration.

Quand consulter

Aucun de ces symptômes ne constitue à lui seul un motif d’urgence. Certaines situations méritent en revanche un avis médical sans attendre le prochain bilan annuel : un saignement survenant après 12 mois d’arrêt des règles, une douleur pelvienne inhabituelle et persistante, une tristesse durable avec perte d’élan, ou une fracture survenue après une chute de faible intensité. La liste complète des signaux d’alerte, propres à la période de transition, est détaillée dans l’article sur la périménopause.

Ce qu’il faut retenir

La grande majorité des femmes ménopausées présentent au moins un symptôme, mais leur nature, leur intensité et leur durée varient fortement d’une femme à l’autre. Les bouffées de chaleur et les troubles du sommeil sont les plus documentés, mais les douleurs articulaires, la sécheresse vulvo-vaginale et les troubles de l’humeur figurent aussi parmi les manifestations les plus fréquentes selon la HAS. Les risques osseux et cardiovasculaires, eux, progressent sans signal perceptible et justifient un suivi indépendant de la présence ou non de symptômes ressentis.

Cet article recense des symptômes cités par les sources institutionnelles à titre d’information. Il ne pose pas de diagnostic, ne propose aucun traitement et ne remplace pas une consultation. Les symptômes décrits peuvent avoir d’autres causes : parlez-en à votre médecin traitant, à une sage-femme ou à un gynécologue.

Sources

Autorités sanitaires françaises et européennes uniquement. Chaque lien a été ouvert et lu à la date indiquée.

  1. HAS — Prise en charge de la femme en période de péri-ménopause/ménopause en soins de premier recours (note de cadrage, novembre 2025) Consultée le 7 septembre 2026
  2. Inserm — Dossier « Ménopause » Consultée le 7 septembre 2026

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